Compte rendu Réunion COPIL Natura 2000 Etang de Mauguio
Notre association participe depuis sa création en 2007 au Comité de pilotage, COPIL, NATURA 2000, " Étang de Mauguio " (appelé aussi étang de l'Or), pour les sites inscrits en zones ZPS et ZSC .
😉 Le réseau des sites NATURA 2000 s’appuie sur deux directives européennes : la "Directive Oiseaux" n° 2009/147/CE qui a motivé la désignation des Zones de Protection Spéciale (Z.P.S.) et la "Directive Habitats, Faune, Flore" n° 92/43/CEE qui, elle, a motivé la désignation des Sites d’Importance Communautaire (S.I.C.), ces derniers devenant par arrêté ministériel, des Zones Spéciales de Conservation (Z.S.C.).
Les deux directives comprennent des annexes qui listent les espèces animales et végétales ainsi que les habitats à préserver. Elles concernent des sites terrestres et des sites marins.
La réunion annuelle s'est tenue le 25 janvier 2024, à la Mairie de Candillargues.
Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de l'AGME :
Le rapport annuel est présenté par le Symbo (syndicat mixte du bassin de l'Or) qui est en charge depuis 2007 de la mise en œuvre de Natura 2000 sur les sites "Étang de Mauguio". En concertation avec les acteurs locaux, il tient compte des activités économiques, sociales et culturelles qui s'exercent sur le site.
- Il existe 54 sites Natura 2000 sur l'Hérault.
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Informations sur le site du Syndicat Mixte du bassin de l'Or
Site : https://www.etang-de-l-or.com/symbo/

Plantes exotiques
Il ne s’agit pas de « diaboliser » les plantes exotiques mais de prendre conscience que certaines d’entre elles dans des circonstances particulières peuvent poser des problèmes d’ordre écologique, sanitaire et/ou économique.
Les risques allergiques liés au pollen d’ambroisie, plante originaire d’Amérique du Nord, sont bien connus. Le caractère envahissant des jussies , espèces aquatiques introduites en France pour agrémenter les aquariums, n’est plus contesté et leur commercialisation est aujourd’hui interdite en France. L’impact de nombreuses autres plantes, notamment sur les milieux naturels, est moins connu et engage au principe de précaution.
L’objectif n’est pas d’interdire en toute circonstance l’utilisation de ces plantes mais de les utiliser en connaissance de cause : cette plante présente t-elle un caractère envahissant sur certains types de milieux ? Quel est son mode de dissémination ? Est-il possible de maîtriser son développement sur le site d’implantation envisagé ? Celui-ci est-il à proximité de milieux naturels présentant des enjeux écologiques importants ? Comment gérer les déchets verts ? Existe-t-il une alternative à la plantation de cette espèce exotique ?
Un inventaire de ces plantes a été réalisé en 2011 et 2012 sur le site Natura 2000 de l’étang de l’Or. 41 espèces exotiques ont été recensées. Certaines posent déjà des problèmes sur certains habitats naturels (Olivier de Bohême, Herbe de la Pampa, Yucca…), d’autres nécessitent une vigilance (Sénéçon en arbre ou Baccharis, févier d’Amérique, Chèvrefeuille du Japon, Muguet des Pampa, Lippia, faux-indigo….
Suite à ces prospections de terrain de 2011 et 2012, le Symbo en partenariat avec l’antenne de Montpellier du Conservatoire Botanique National de Porquerolles a édité, dans un objectif de conservation de la biodiversité locale :
LIEN DU GUIDE :
- LIRE LA LISTE DES ESPECES EXOTIQUES ENVAHISSANTES
- LIRE LA LISTE DES ESPECES LOCALES
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STOPPER LA TAILLE ET L'ELAGAGE
le 19 avril 2023 , SN pour AGME

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FRELONS ASIATIQUES ET RUCHES DU PONANT
le 19 avril 2023, SN pour AGME
L'AGME a organisé un atelier de fabrication de pièges à frelons asiatiques le 11 mars,

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Alerte Cochenille- tortue du pin
par SN pour AGME le 13 février 2023
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La COCHENILLE-TORTUE DU PIN: NOUVEAU RAVAGEUR
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5550 milans royaux recensés cet hiver dans les Pyrénées
Milan Royal
©MaxPPP
La population recensée des milans royaux en hivernage dans les Pyrénées progresse régulièrement depuis plusieurs années. Même constat pour le nombre de dortoirs. Ce qui confirme que l’oiseau se plaît à passer la saison la plus rude dans le massif. Mais ces chiffres en progression ne sont pas forcément le signe d’une population en augmentation. Explications.
En 2017, 5550 milans royaux hivernants ont été dénombrés dans les Pyrénées, ce qui fait du massif le premier site d’hivernage du rapace en France. Ils sont répartis dans 124 dortoirs. C’est le résultat d’un important travail de comptage qui a été réalisé par 200 bénévoles répartis sur tout le massif ( 7 départements de la chaîne et du piémont) les 7 et 8 janviers derniers et organisé par la LPO Pyrénées Vivantes.
Le nombre d’oiseaux dénombrés est en constante augmentation depuis le début des opérations de comptage. Mais cette hausse n’est pas forcément le reflet de la bonne santé de la population. La qualité du recensement, la meilleure connaissance des habitudes de l’oiseau augmentent la précision et l’efficacité du dénombrement.
Des oiseaux de toute l’Europe
Parmi les volatiles 16 d’entre eux étaient équipés de marques alaires et 7 autres de balises GPS. Ce qui a permis de savoir que des oiseaux originaires d’Espagne, de Suisse, de République Tchèque, d’Allemagne ou d’Autriche viennent passer l’hiver dans les Pyrénées. Certains d’entre eux sont même fidèles car ils ont été observés également l’an passé dans le même dortoir.
5 oiseaux morts ont été trouvés. Des analyses sont en cours pour déterminer les causes des décès. Le plus grand danger pour le milan royal vient de l’empoisonnement conséquence de l’ingestion de raticides. Il est également victime de percussions contre les voitures et de tirs.
Cette espèce que l’on trouve exclusivement en Europe est protégée. Elle appartient à la liste des espèces vulnérables et fait à ce titre l’objet d’un plan national d’actions et de programmes européens de conservation.
lien du site FR3 Occitanie : http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/pyrenees/2017/02/22/5550-milans-royaux-recenses-cet-hiver-dans-les-pyrenees.html
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Pesticides et abeilles
site UNAF : http://www.unaf-apiculture.info/

photo Virginie Hateau
En 1995, les insecticides néonicotinoïdes font leur apparition en France. Depuis lors, environ 300 000 ruches périssent chaque année et doivent être reconstituées. Les mortalités sont passées de 5 à 30% de nos jours. Les rendements de miel par ruche ont été significativement réduits divisant la production de miel française par deux en 20 ans.
Les néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides neurotoxiques, présents sur le marché depuis 1994. Ils sont systémiques, c’est-à-dire qu’ils sont diffusés dans l’ensemble des parties de la plante, y compris les fleurs, dans lesquelles les abeilles vont puiser le pollen et le nectar. Ils regroupent des molécules telles que l’imidaclopride, le thiaméthoxam ou la clothianidine commercialisées sous les noms de Gaucho ou de Cruiser. Tous ces produits sont dangereux pour l’abeille au stade du semis, de la floraison mais aussi lors du phénomène de guttation (processus biologique de transpiration des plantes et source importante d’eau pour l’hyménoptère). Les acteurs de la filière apicole et une grande partie de la communauté scientifique constatent que ces insecticides portent de graves préjudices aux colonies d’abeilles et mettent en péril les productions de miel. Ce sont également de nombreuses composantes de la biodiversité qui sont touchées (vie aquatique, vers de terre, oiseaux, etc.).
Si les néonicotinoïdes sont les pesticides les plus toxiques pour les pollinisateurs, ils ne sont pas les seuls en cause dans le phénomène de mortalité des abeilles : la France, premier pays agricole de l’Union européenne, se situe au troisième rang mondial pour la consommation de pesticides, et cela est un facteur prépondérant de l’affaiblissement et des taux de mortalité alarmants des abeilles...
Lire l'article en entier : http://www.unaf-apiculture.info/nos-actions/pesticides-et-abeilles.html
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BIODIV'EAU
Depuis 2012, la Fédération Héraultaise des IGP, en partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels du Languedoc Roussillon et la chambre d’agriculture, a mis en place un projet collectif, volontaire et ambitieux de prise en compte de la biodiversité et de la qualité de l’eau dans les exploitations viticoles :l’outil d’autodiagnostic Biodiv’eau.
Biodiv’eau est un outil innovant qui permet d’évaluer l’état de conservation de la biodiversité à l’échelle de l’exploitation agricole ainsi que les pratiques agricoles à la parcelle. Il a été élaboré avec les vignerons, pour les vignerons, grâce au soutien financier du conseil départemental de l’Hérault et de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.
Concrètement, les abords de parcelles, appelés Infrastructures Agro-écologiques (IAE), qui constituent des niches écologiques pour la faune et la flore, font l’objet, dans un premier temps, d’un diagnostic terrain réalisé par les vignerons eux-mêmes accompagnés de spécialistes.
Les IAE sont des éléments fixes du paysage agricole, à caractère naturel ou semi-naturel et rendent de nombreux services écosystémiques et agronomiques comme limiter les risques d’érosion, ralentir l'infiltration des produits phytosanitaires (Bandes tampons, ZNT -Zone de Non Traitement), l’abri des auxiliaires de culture, la haie brise vent etc. et permettent à de nombreuses espèces de la faune et la flore d’y établir leurs cycles de vie (reproduction, déplacement, chasse, refuge).
Biodiv’eau se base sur une analyse qualitative et quantitative des IAE. L’aspect qualitatif est analysé grâce à l’utilisation d’une grille d’évaluation avec des critères d’identification simples, facilement observables à l’œil nu (ex : largeur de haies, pourcentage de recouvrement en sol nu etc…). 3 critères sont analysés : la structure, la composition et les dégradations des IAE. Ces 3 critères sont évalués en fonction de 3 états de conservation (Bon, Moyen, Favorable).

Suite à l’inventaire terrain, les viticulteurs réalisent une cartographie de l’état de conservation qualitatif et quantitatif des IAE et renseignent leurs pratiques à la parcelle. Ceci leur permet de mieux cibler les améliorations possibles à apporter par une gestion adaptée et/ou des aménagements.
" Cet outil est très facile à utiliser, on ne se prend pas la tête ! La méthodologie est faite pour des gens qui n’ont aucune connaissance naturaliste ! » témoigne Jean Gabriel Fis, viticulteur de la cave coopérative des vignerons d’Alignan du Vent."
Grâce à cette démarche, les vignerons accèdent à une vue d’ensemble de leur exploitation et prennent conscience des services rendus par la biodiversité pour eux-mêmes, pour le territoire et pour leurs concitoyens. Des préconisations de gestion leur sont faites par des experts du CEN L-R (biodiversité) et de la chambre d’agriculture (eau). Un rappel de la réglementation est également fait. Cette démarche étant volontaire, chaque viticulteur va aussi loin qu’il le veut.

En chiffre : En 3 ans, 85 vignerons formés, 1800 hectares inventoriés, 3031 objets saisis sur l’outil cartographique par les vignerons.
« J'ai été surpris par la motivation et la rapidité du groupe pilote à mener cet auto diagnostic à son terme. » déclare Charles Duby, délégué du syndicat des Côtes de Thongue pour le projet Biodiversité.

Suite aux préconisations de gestion, certains viticulteurs ont souhaité mettre en œuvre un programme de travaux ambitieux sur leur exploitation. Grâce au soutien financier du CD34 et de l’AFAC Agroforesteries, 7500 mètres linéaires de haies et 90 arbres isolés ont été plantés ; 5.5 ha de milieux ouverts ont été restaurés et 6 mares écologiques ont été créées.
Cette démarche permettra, entre autre, de rendre la filière viticole durable sur le territoire et respectueuse des milieux naturels et de l’humain.
Notre souhait pour la suite est d’entraîner vers cette expérience humaine et environnementale l’ensemble des vignerons de l’Hérault et au-delà pour que cette démarche soit largement diffusée et valorisée sur les territoires pour les années à venir…
SUITE parue dans la lettre de Liaison n°16 automne-hiver 2015 du CEN LR
Programme Biodiv’eau: bilan de la démarche agro-écologique des viticulteurs engagés
Les partenaires du projet Biodiv’Eau ont souhaité réaliser un état des lieux de la démarche mise en place depuis 3 ans pour continuer à l’améliorer et répondre aux besoins réels des viticulteurs engagés. Pour cela, un stage de 6 mois a été mis en place. Benjamin VIRIEUX a enquêté les vignerons et viticulteurs volontaires qui ont participé à la démarche depuis 2012. 56 viticulteurs ont répondu à l’enquête, soit un taux de réponse de 66%. En résumé, il en ressort que la participation actuelle à Biodiv’Eau se caractérise par une représentation de toutes les classes d’âges, plutôt avec des exploitations de grande taille, avec un niveau de formation Bac ou Bac+, plutôt en cave particulière. Cependant, il est important de souligner que la démarche reste ouverte à tous. Globalement, l’outil est vu comme accessible et non contraignant. Des améliorations seront apportées pour le peaufiner et le rendre encore plus compréhensible. Le temps passé par les viticulteurs sur l’auto-diagnostic n’est finalement pas perçu comme une contrainte et non lié à la taille de l’exploitation. 65% estiment que leurs pratiques ont évolué suite à la réalisation de l’auto-diagnostic. Un plan d’actions co-construit par les viticulteurs et les partenaires fera suite à cette étude afin de répondre aux besoins et attentes. Cette année encore, des viticulteurs souhaitent aller plus loin dans l’amélioration de la biodiversité sur leurs exploitations. Ils vont mettre en place des aménagements avec le soutien technique du CEN L-R et le soutien financier du Département de l’Hérault et de l’AFAC Agro-foresterie. Ainsi, 3 km de haies et 22 arbres isolés vont être plantés, 2 ha de milieux ouverts vont être restaurés et 4 mares vont être créées.
Emilie Alauze, partenaire de «Biodiv’Eau» récompensée !
Viticultrice dans l’Hérault, Emilie Alauze est cette année la seule Européenne, parmi les 10 lauréates du Prix 2015 de la créativité des femmes en milieu rural, organisé par la Fondation Sommet Mondial des Femmes (WWSF). Emilie Alauze a été primée pour sa participation à la création et au développement d’outils en vue d’aider les viticulteurs de la région à préserver la biodiversité et la qualité de l’eau. Elle a également mis en place des infrastructures agro-écologiques favorables à la biodiversité. Ce prix vient ainsi saluer le programme «Biodiv’Eau», coordonné par le CEN L-R et la FH IGP en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de l’Hérault et avec le soutien du département de l’Hérault et de l’Agence de l’eau RMC.
lien du site CEN LR : http://www.cenlr.org/valoriser/projets/biodiveau


