Alerte Cochenille- tortue du pin
par SN pour AGME le 13 février 2023
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La COCHENILLE-TORTUE DU PIN: NOUVEAU RAVAGEUR
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Newsletter septembre-octobre 2015
Les dernières mises à jour du site Internet du Symbo
(Syndicat Mixte du Bassin de l'Or)
Démonstration de matériel « Zéro Phyto » pour les collectivités
Le Symbo poursuit son animation « Papph ». Accueillis le 28 octobre par la commune de Vérargues, les élus et agents des collectivités du Bassin de l’Or et des environs se sont réunis le temps d’un après-midi pour une démonstration de matériel alternatif aux herbicides.
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Démonstration de matériel PAPPH
Les collectivités mobilisées avec le Symbo en faveur du "zéro phyto" dans leurs espaces
L'objectif était de présenter des solutions techniques aux agents et aux élus des communes en réflexion ou engagées dans une démarche de suppression progressive des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces publics (espaces verts et voiries) : en bref, concrétiser les politiques « zéro phyto ».
Cet événement a été l'occasion de proposer un espace d’échanges convivial sur la gestion des espaces publics et le développement durable.
Organisée par le Symbo, cette démonstration s’est déroulée dans le cadre du contrat du Bassin de l’Or et avec le soutien du plan Ecophyto, dans un objectif de réduction de l’utilisation des herbicides, qui menacent aujourd’hui l’eau de l’étang, des rivières et des nappes souterraines ainsi que les milieux naturels et aquatiques associés.
Une cinquantaine de participants ont répondu présents, accueillis par M. Esteban, Maire de Vérargues, et en présence de M. Barral, Président du Symbo, de M. Pitaval, Vice-Président de la Communauté de Communes du Pays de Lunel, et de Dominique Nurit, Conseillère Départementale élue au Symbo.
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Si vous êtes intéressé lire le dossier sur le site du SYMBO en cliquant ici :http://www.etang-de-l-or.com/demo-papph.htm
Les chenilles processionnaires du pin reviennent
publié le 27/03/2015 par AGME34
La chenille processionnaire du pin, Thaumetopoea pityocampa Schiff., est un des plus grands ravageurs forestiers en France mais aussi sur l'ensemble des pays méditerranéens. Se nourrissant d'aiguilles de pins et de cèdres, elle provoque un ralentissement de la croissance de l'arbre mais aussi une vulnérabilité plus forte aux maladies et aux autres ravageurs des forêts. C'est également un problème de santé publique. d'aprés Jean-Claude MARTIN ingénieur d'études INRA

photo : JC MARTIN
Infos municipales de La Grande Motte...
Les chenilles processionnaires vous inquiètent, d'autant plus qu'elles sont apparues tôt cette année. L'hiver étant particulièrement doux, nous constatons une prolifération des populations dans toute la région. Un phénomène d'autant plus visible sur notre territoire très fourni en pins.
Des traitements complémentaires
Comme chaque automne, en terme de lutte préventive, la ville effectue un traitement par pulvérisations d'un insecticide bio homologué, visant à couvrir l'ensemble de la commune. Un produit respectueux de l'homme et des animaux, qui préserve la faune. Pour renforcer son efficacité, la Ville s'est dotée d'un appareil de pulvérisation permettant de traiter les arbres au plus haut.
Depuis deux ans, pour des raisons de réglementation et de sécurité publique, la préfecture n'autorise plus le traitement par hélicoptère à moins de 50 mètres de toute habitation, réduisant le contrôle du parasite.
En parallèle, durant les deux étés derniers, de nouvelles techniques de lutte contre les papillons par piégeage aux phéromones ont été expérimentées sur les secteurs les plus sensibles du Centre Ville. Une opération qui sera certainement généralisée ces prochaines années sur le secteur des villas.
Des nids à mésanges, qui se délectent des chenilles, sont aussi posés en complément.
Vous pouvez aussi agir !
Les agents du service des espaces verts ne pouvant se déplacer constamment sur toute la ville, il est important que le personnel des établissements accueillant du public agisse également. Pour cela, il suffit de mettre des gants et de les ramasser à l'aide d'une pelle et d'une balayette, de les déposer ensuite dans un sac étanche bien fermé et de le jeter dans une poubelle extérieure.
| Des consignes à suivre : |
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Leurs poils étant très urticants pour les humains et les animaux :
Source : site internet Mairie de La Grande Motte |
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Bruxelles sonne l’alerte contre une bactérie tueuse d’oliviers
Publié le 23/03/2015 sur le site 20 minutes
Le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis, a prôné lundi une "vigilance absolue" pour empêcher la propagation de la xylella fastidiosa, une bactérie tueuse d'oliviers apparue au sud de l'Italie, qui menace aussi vignes et agrumes.
Des oliviers près de Florence, le 2 décembre 2014 - Tiziana Fabi AFP © 2015 AFP
Le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis, a prôné lundi une «vigilance absolue» pour empêcher la propagation de la xylella fastidiosa, une bactérie tueuse d'oliviers apparue au sud de l'Italie, qui menace aussi vignes et agrumes.
Le commissaire a annoncé qu'il se rendra «très bientôt en Italie» pour examiner l'efficacité des mesures pour enrayer cette épidémie, apparue en octobre 2013, et faire le point de leurs retombées avec les cultivateurs.
L'Union européenne «suit de très près» la situation et «encourage une approche de précaution», passant par l'arrachage des arbres touchés, a rappelé le commissaire lituanien, devant la commission agriculture du Parlement européen.
Mais selon Bruxelles, l'Italie, qui a circonscrit une zone d'urgence de 241.000 hectares dans la région méridionale des Pouilles, a jusque là trainé les pieds sous pression de ses cultivateurs, au prix d'une détérioration de la situation qui impose un sursaut.
Le comité phytosanitaire permanent de l'UE doit faire le point sur d'éventuelles nouvelles mesures lors de sa prochaine réunion les 26 et 27 mars. La France, l'Espagne et le Portugal réclament un durcissement des règles de prévention.
Les expertises menées jusque là «suggèrent qu'au moins 10%» des quelque 11 millions d'oliviers de la province de Lecce sont touchés, a précisé le commissaire.
Il a relevé que cette bactérie, qui fait dépérir les végétaux auxquels elle s'attaque et contre laquelle aucune remède n'a jusque là été trouvé, constituait aussi une menace pour les vignes et agrumiers européens, «qui pourraient devenir des plantes d'accueil».
Mais la résistance monte en Italie contre la destruction d'oliveraies séculaires. Dans un courrier envoyé à M. Andriuakaitis, l'association italienne Peacelink invoque ainsi des études scientifiques mettant en cause d'autres facteurs que la xylella fastidiosa dans les ravages subis par les oliveraies.
«La Commission européenne risque de condamner à mort tout l'écosystème des Pouilles» sur la base d'études erronées, met-elle en garde.
Site internet : http://www.20minutes.fr/planete/1569662-20150323-bruxelles-sonne-alerte-contre-bacterie-tueuse-oliviers
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« Un arbre sait s’il est de la même espèce que son voisin ou non »
Mis en ligne le 15 janvier 2015 sur le site Terraeco : http://www.terraeco.net/Un-arbre-sait-s-il-est-de-la-meme,58181.html

Extrait du film « Il était une forêt » Crédit photo : DR
Par Rue89 - On les pense immobiles, silencieux, presque inertes. Tout faux. Les arbres sont loin d'avoir révélé tous leurs secrets. Entretien passionnant avec le biologiste Francis Hallé, à l'origine du film de Luc Jacquet, « Il était une forêt ».
Un grand entretien sur les arbres ? Là, maintenant ? Oui. Parce que parler des arbres avec Francis Hallé, c’est aussi s’interroger sur la nature humaine.
Il est l’auteur d’un Eloge de la plante (Seuil, 2014) et d’un Plaidoyer pour l’arbre (Actes Sud, 2005). Il fut l’un des premiers hommes à explorer la canopée des forêts tropicales, cet écosystème aussi riche que méconnu où la cime des grands arbres rencontre les premiers rayons de soleil. Après une carrière tout entière consacrée à l’étude du végétal, le biologiste Francis Hallé est aujourd’hui, à 77 ans, l’acteur, le témoin et le vulgarisateur des énormes avancées scientifiques actuelles dans ce domaine.
Elles nous confirment que les plantes communiquent entre elles et qu’elles adoptent des stratégies d’une grande complexité – saviez-vous que certains arbres sont « timides », qu’un seul arbre peut avoir plusieurs génomes et que le diamètre de certains végétaux varie en même temps que les marées ? La magie de ces découvertes et la poésie de Francis Hallé le confirment : il nous faut plus souvent contempler les plantes, elles nous font du bien.
Rue89 : Dans vos livres et dans le film Il était une forêt, vous témoignez souvent de votre immense passion pour le végétal. D’où vous vient-elle ?
Francis Hallé : Quand j’étais étudiant à la Sorbonne, dans les années 1950, je m’intéressais aux animaux, comme d’ailleurs 99% des étudiants de ma promotion. Je suis allé assez loin dans leur étude, jusqu’à ce que je réalise que les végétaux sont beaucoup plus intéressants que les animaux. Je me suis rendu compte un jour qu’une plante avait poussé toute seule à ma fenêtre, sans que je m’en occupe. J’ai continué ensuite à la regarder, et je l’ai vue donner des fleurs, puis des graines, puis se multiplier. Elle a fait tout ça toute seule. J’ai trouvé ça hyper astucieux et d’une grande indépendance.
Comment expliquez-vous qu’il y ait longtemps eu si peu de recherches et d’intérêt pour les végétaux, beaucoup moins notamment que les animaux ?
Parce que nous sommes des animaux ! On s’intéresse donc spontanément aux autres animaux. Mes petits enfants sont ravis quand ils voient un écureuil passer dans un arbre, mais l’arbre, lui, ne les intéresse pas du tout. C’est normal, quand nous voyons un animal, on sait où est la bouche, on sait que si on fait du bruit, il aura peur, on sait que si on le nourrit, il sera content. Pour les végétaux, on ne sait rien de tout ça. Un végétal, ça n’a ni queue ni tête. Donc peu de gens y réfléchissent.
Comment regardez-vous les arbres ?
Quand je suis dans les Tropiques, je me mets devant l’arbre et je fais un dessin. Pour enregistrer ce que je vois, j’ai besoin de dessiner. Très souvent, on me demande pourquoi je m’embête à dessiner alors qu’il existe des appareils photo formidables. Mais c’est parce que dessiner un arbre, ça dure une heure, on réfléchit pendant tout ce temps, on se pose des questions au moment où l’arbre est devant nous.
Les arbres d’Europe, par contre, je ne les dessine pas beaucoup, mais je les regarde souvent. Ils sont très compliqués, beaucoup plus que ceux des Tropiques. Ils sont tout petits, tout « tortilleux », ils poussent gentiment, ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont. Quand mes amis des Tropiques viennent ici, ça les fait rigoler de voir ce qu’on appelle une forêt, avec des petits arbres de 10 mètres de haut.
Qu’est-ce qu’il nous manque pour nous émerveiller ?
C’est quand même difficile de s’émerveiller pour un truc qui ne fait pas de bruit et ne bouge pas. La plupart des gamins pensent que les plantes ne sont pas vivantes. Quand je leur en parle, ça donne des discussions assez houleuses. Je leur explique que la vie, c’est pas de bouger et faire du bruit ; la vie, c’est de se reproduire et d’évoluer. Les plantes font tout ça et quand on le voit, c’est passionnant.
Après, il y a quelque chose de formidable pour le goût des plantes, ce sont les jardins botaniques. Quand j’étais gamin, ça n’aurait intéressé personne un jardin botanique, on allait au parc zoologique. Maintenant, pour le grand public, la condition des animaux dans ces jardins devient un peu limite. Les plantes ne sont pas prisonnières de ces jardins comme les animaux, elles ne le sont jamais d’ailleurs, c’est une notion qui les dépasse. En France, des jardins botaniques se créent en ce moment, et c’est une bonne nouvelle.
Comment expliquez-vous cet intérêt naissant pour les plantes ?
Regardez autour de vous (d’un geste du bras, il montre la place de la Comédie de Montpellier, où nous nous trouvons, ndlr). L’artificialisation est partout, mais l’homme a besoin de nature. Ça pourrait être les animaux, mais c’est compliqué de mettre un animal là où on vit, dans les villes. Les plantes, c’est possible.
Les plantes ont une quantité de fonctions positives vis-à-vis de nous, elles sont indispensables pour qu’on respire mais pas seulement, elles ont aussi des effets positifs pour la santé ou pour la concentration. Il y a donc un goût pour les plantes qui naît et qui, je crois, n’est pas une mode : ça ne sera pas remplacé par autre chose. Par exemple, beaucoup de gens jardinent, même ceux qui n’ont pas de jardin s’y mettent sur leur balcon ou dans la rue.
Vous avez souvent dit essayer en vain de donner une définition à l’arbre, y êtes-vous parvenu ?
Non ! C’est trop compliqué parce qu’il y a beaucoup de cas particuliers parmi les 70 000 espèces d’arbres, et que nos mots sont adaptés pour les animaux, mais pas pour les arbres. Les écoles forestières disent qu’il faut que ça fasse plus de 7 mètres de haut et que ça ait des branches. Mais il y a des tas d’arbres sans branches et en Afrique, une plante de 7 mètres, c’est une grande herbe, pas un arbre !
Il n’y a aucune définition dans laquelle entrent tous les arbres. J’ai longtemps dit : « Si vous rentrez dans un végétal avec votre bagnole et qu’elle se casse, alors il s’agissait d’un arbre. » Mais même ce truc simpliste n’est pas vrai, on m’a montré en Afrique du Sud un arbre qui pousse sous la terre et dont seules les feuilles dépassent.
Vous dites qu’il y a beaucoup de cas particuliers parmi les arbres, mais vous avez aussi montré que l’architecture des arbres est très homogène.
Tout à fait. La forme architecturale d’un arbre n’est pas aléatoire. Il existe 24 modèles, 24 programmes de développement pour les arbres. Il y a donc beaucoup d’arbres qui n’ont aucune parenté et qui sont construits de la même façon.
Vous voyez un sapin, avec les branches comme ça (il mime les branches parallèles d’un sapin, ndlr) ? Quand je suis dans les Tropiques, je vois des arbres qui sont construits exactement comme un sapin, les muscadiers, par exemple, alors qu’ils n’ont rien à voir. Pour l’instant, on peut simplement constater les faits, voir que ces arbres ont eu la même stratégie, et constater aussi qu’il n’y a pas un choix énorme de stratégie, il n’y en a que 24. Mais on ne peut pas expliquer pourquoi, ni comment.
Qu’est-ce qui reste à découvrir sur les arbres ?
Je suis convaincu que l’essentiel reste à découvrir. En ce moment, les découvertes incroyables se multiplient. Il y a quelques semaines, un laboratoire italien a par exemple découvert qu’un arbre fait du bruit quand il pousse. Nous ne l’entendons pas, bien sûr, mais ses voisins l’entendent. En plus, ce bruit est différent selon les espèces, un hêtre et un frêne ne font pas le même bruit. Donc l’arbre sait s’il a un voisin et il sait s’il est de la même espèce que lui ou non. Qui aurait pu imaginer un truc pareil il y a encore deux ans ?
C’est peut-être une explication à ce qu’on appelle par anthropomorphisme la timidité des arbres, c’est-à-dire le fait que deux grands arbres de la même espèce ne croiseront jamais leurs branches, ils restent à distance l’un de l’autre.
Peut-on aujourd’hui comprendre l’évolution des plantes, avec l’analyse du génome des plantes, par exemple ?
Par exemple, on a été surpris de découvrir que le plantain et la gueule-de-loup, qui ne se ressemblent pas du tout, sont très proches au niveau génétique. C’est juste qu’ils ne sont pas pollinisés par les mêmes agents. Le plantain est pollinisé par le vent, donc il n’a pas besoin d’attirer les insectes. La gueule-de-loup, elle, est pollinisée par les insectes, donc elle a besoin d’être belle, avec des fleurs qui attirent les insectes.
C’est intéressant parce que ça montre que la pollinisation n’est pas vraiment ce qui est important, ça peut même changer au cours de l’évolution, alors que nos ancêtres se sont longtemps basés là-dessus pour classer les plantes. Et puis on se rend mieux compte de l’immense complexité des plantes : on a réalisé que le génome du riz contient 50 000 gènes différents, alors que nous nous n’en avons que 26 000.
Vous êtes témoin à la fois de l’avancée fulgurante de ces connaissances, et de la destruction continue des forêts primaires. Quel sentiment domine chez vous, entre l’optimisme et le désespoir ?
Tant qu’il y aura des arbres à couper, l’homme les coupera. Pendant qu’on tournait Il était une forêt, on entendait les tronçonneuses et des vieux arbres tomber toutes les cinq minutes, c’était absolument terrifiant.
Les derniers grands arbres vont tomber comme ça, il ne faut plus espérer les sauver. C’est le fric, c’est inévitable. Un vieil arbre, un grand arbre tropical, on peut gagner facilement 300 000 euros en le coupant. On les trouve souvent dans des pays très pauvres. Des grandes compagnies viennent, les coupent et les vendent alors qu’ils n’ont même pas eu besoin de les planter. Ils ont juste besoin pour ça de trois mecs mal payés et d’une tronçonneuse.
Etes-vous entendu par les hommes politiques ?
Absolument pas. Je n’ai aucun contact avec les politiques. A qui la faute ? Ils n’ont aucun intérêt à faire appel à moi et je ne les sollicite pas particulièrement. Ce n’est pas mon auditoire préféré.
Si vous ne faites pas confiance aux élus, d’où peuvent venir les solutions ?
L’être humain est une espèce très paradoxale. Individuellement, l’humain est super intelligent, il a un cerveau génial. Mais quand vous passez au niveau collectif, on est d’une stupidité atterrante. Même devant certaines évidences, on ne change pas. L’espèce humaine est très inquiétante, surtout pour elle-même.
En plus, au niveau zoologique, nous sommes des prédateurs, mais nous n’avons pas de prédateurs, ce n’est pas tenable parce qu’on atteint un niveau de surpopulation qui est la cause d’un très grand nombre de nos problèmes. J’admets que je suis sévère avec l’être humain. Je n’ai pas de solutions à tout ça, d’ailleurs ce n’est pas mon rôle. Je sais par contre que les plantes ont beaucoup de qualités qui peuvent nous inspirer, notamment l’autosuffisance, la discrétion et la non-violence.
Beaucoup de gens se tournent en ce moment vers la permaculture, qui cherche justement à s’inspirer des modes de fonctionnement des écosystèmes naturels. Ça vous intéresse ? Vous cultivez votre jardin ?
J’ai un grand jardin dans lequel j’ai planté tout un tas de trucs que j’ai ramené de mes différents voyages. Mais je n’ai pas de potager. Ça demande énormément de temps. J’aimerais prendre ce temps mais la vie est trop courte. Quand j’étais enfant, mes parents ont cultivé un jardin pendant l’Occupation. On a mangé ces produits pendant la guerre, on a aidé les voisins comme ça. Je pense que ça m’a beaucoup marqué aussi, le fait de semer une graine, de suivre sa croissance et à la saison d’après, de récolter : c’est absolument magnifique. Je pense que tout le monde est sensible à ça.
La permaculture, c’est la vision australienne de ce qu’on appelle l’agroforesterie. On cherche à introduire en agriculture les qualités qu’on trouve à une forêt. Une forêt a un énorme rendement alors qu’on n’arrose rien et qu’on n’introduit aucun pesticide, le système se suffit à lui-même grâce au mélange des espèces. Ces idées-là fonctionnent très bien et effectivement, elles avancent très très vite. Beaucoup de gens et d’agriculteurs s’y intéressent, et ça me rend optimiste.
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Palmiers en danger !
d'aprés Midi libre du 11 janvier 2015
Apparu la première fois en Languedoc Roussillon en 2008, le charançon rouge a connu, en 2014 une trés forte recrudescence.
Le charançon rouge des palmiers est actuellement un des plus importants ravageurs de palmiers... En France il est essentiellement répertorié dans trois régions : Corse, Languedoc-R
oussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur...
Pour la première fois en 2014, des foyers ont été détectés dans les départements du Gard et de l'Aude. La contamination refaisant également son apparition dans certaines communes littorales de l'Hérault...
Le charançon rouge du palmier constitue une réelle menace pour les palmiers. Comme cela a été le cas sur la Côte d'Azur et plus particulièrement pour le phoenix canariensis (des Canaries,en forme d'ananas), mais aussi pour le washingtonia,réputé pour sa résistance au froid... (photo de droite)
La DRAAF du Languedoc Roussilon demande de surveiller pendant cette période hivernale, avec la plus grande attention, l'état sanitaire des palmiers. Toute détection de palmier malade doit donner lieu à une déclaration auprès de la mairie.
Pour plus d'informations techniques, connectez-vous sur le site de la Fredon Languedoc-roussillon (fédération régionale de lutte contre les organismes nuisibles), dépendant du ministère de l'agriculture : www.fredonlr.com
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Processionnaire du pin : une chenille sous haute surveillance
Chenille processionnaire : les armes de la contre-attaque
Face à la chenille processionnaire, l’homme est loin d’être sans défense ! De nombreux moyens de lutte ont déjà fait leur preuves, tandis que de nouvelles méthodes respectueuses de l’environnement sont mises au point, notamment dans les labos de l’Inra. Le but : contrôler les populations de chenilles, et minimiser leur capacité de nuisance.
Par Sebastián Escalón pour INRA, Mis à jour le 02/08/2013
Mots-clés : changement climatique - espèce invasive - lutte biologique - chenille processionnaire du pin
Equipement nécessaire en laboratoire pour l'ouverture des nids de chenilles processionnaires du pin.© MARTIN Jean-Claude
Il existe actuellement une belle palette de méthodes pour contrer une infestation de chenilles processionnaires. Celles-ci peuvent être divisées en deux : les méthodes curatives et les méthodes préventives. A chaque situation (période de l’année, surface à traiter, zone urbaine ou rurale, étape du cycle de la chenille…), il existe une méthode adaptée.
Méthodes curatives : haro sur la chenille !
La méthode la plus évidente, consiste tout simplement à détruire manuellement les nids, et à incinérer (sous réserve d’autorisation de brûlage) les chenilles récoltées. Ceci n’est possible que pour des petites surfaces et pour des arbres ne dépassant pas les 3 ou 4 mètres de hauteur. Un équipement de protection est indispensable pour se protéger du courroux des chenilles attaquées.
Méthode classique pour les grandes surfaces, l’épandage de Bt est utilisé depuis plus de cinquante ans. Le Bt, Bacillus thuringiensis, est un microorganisme qui tue les chenilles de lépidoptères. Il est généralement répandu grâce à des canons atomiseurs. La chenille processionnaire étant la seule larve de papillon se développant en hiver sur les résineux, cet insecticide microbiologique a un impact limité sur les autres insectes qui sont en général en phase d’hivernation. Néanmoins, suite au Grenelle de l’Environnement, il est désormais interdit d’épandre le Bt par hélicoptère ou ULM, sauf dérogation préfectorale.
L’art de la séduction est une arme très efficace contre les papillons. En effet, grâce à des pièges diffusant des phéromones de synthèse imitant celle des femelles, on peut attirer et éliminer une part importante des mâles d’un terrain donné. Ceci réduira d’autant le nombre de fécondations, et donc de pontes et de nids de processionnaires. L’unité expérimentale Entomologie et forêt méditerranéenne, a mis au point un modèle de piège performant et particulièrement bien adapté aux arbres et aux espaces verts.
Le moment de la procession est le moment idéal pour capturer toutes les chenilles d’un arbre. Il suffit d’y installer un piège à chenilles tout simple : une collerette entourant le tronc de l’arbre, percé d’un trou débouchant dans un sac plastique. Ces éco-pièges sont particulièrement recommandés pour les particuliers qui voient leur jardin infesté.
Méthodes préventives : mettre à profit la biodiversité
La mésange est un important prédateur de la processionnaire du pin. Les chercheurs de l’Inra tentent d’utiliser d’autres espèces végétales ou animales pour minimiser l’impact de la processionnaire. Le but n’est pas son éradication, mais de maintenir sa population dans des limites acceptables et donc de prévenir leur pullulations.
L’une de ces méthodes consiste à poser, en ville ou en forêt, des nichoirs à mésanges. Ces gracieux oiseaux insectivores peuvent en une seule journée dévorer une quarantaine de chenilles, prélevées directement dans l'abri de soie. Cette méthode est actuellement à l’étude dans quatre sites expérimentaux de l’Inra.
Planter une haie de feuillus à la lisière d’une forêt de pins peut protéger cette dernière des attaques de la processionnaire. En effet, les chercheurs ont remarqué que certaines essences, en particulier le bouleau, ont la faculté de cacher la vue des pins pour les processionnaires, voire de les éloigner grâce à des odeurs répulsives. Cette méthode innovante est actuellement testée par les chercheurs de l’unité Biodiversité, gènes et communautés de l’Inra de Bordeaux-Aquitaine.
Les équipes Inra qui affrontent la chenille processionnaire du pin :
Montpellier : Le Centre de Biologie et de gestion des Populations (CBGP) poursuit des recherches en génomique, écologie et génétique du paysage de la chenille processionnaire du pin.
Contacts scientifiques : Carole Kerdelhué, Jean-Pierre Rossi
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Le 03 décembre 2013 par S NADER AGME34 photos AGME24
La Grande Motte :
UN ABATTAGE DE PLUS, 4 PINS SONT TOMBES DEVANT LA PATISSERIE "LE FRIAND"

Samedi23 novembre, un pin menace de tomber et les services municipaux interviennent pour le tronçonner.
Puis préventivement font de même avec un deuxième, et finissent par en couper deux autres en début de semaine.
Il semble que les bulldozers, en creusant trop près des arbres, les déstabilisent comme cela s'était déjà produit en haut de l'avenue de l'Europe, au début des travaux.
Le choix de réfection des trottoirs et chaussées ne doit pas faire oublier l'intérêt de conserver de magnifiques pins de 40 ans.

DOMMAGE, d'autant que l'ombre va manquer plus d'un été aux commerçants..
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LA GRANDE MOTTE : UNE NECESSAIRE VISION GLOBALE DU PAYSAGE.
Il serait bon qu’un plan d'ensemble des plantations dans la ville soit mis en place.
Au lieu de replanter des pins, on pourrait envisager des espèces méditerranéennes bien adaptées, résistantes aux embruns, ayant un système racinaire plus compatible avec les chaussées (surtout quand elles sont neuves comme au centre-ville), avec une vue à long terme de l'envergure des arbres, pourquoi planter serré et arracher quelques années plus tard?
Tout ceci se faisant bien-sûr en respectant l’esprit Balladur.
Arrêtons d'arracher les haies, quand leur importance n'est plus à démontrer : non seulement elles délimitent l'espace, mais elles sont le refuge de très nombreuses espèces : insectes, petits mammifères et oiseaux, garantissant ainsi la biodiversité souvent mise à mal en ville.
Et puis soyons inventifs, après les cyprès, les oliviers, les palmiers...toutes les villes ont leurs mêmes jardins secs.
La Grande Motte doit être novatrice en la matière si elle veut rester un jardin sur la mer !
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le 18/09/2013 par AGME
" Massacre à la tronçonneuse" :
version Grand Mottoise
NON à l'abattage des pins dans le centre ville !!

Abattage de pins Avenue de l'Europe photos AGME
Une révison du POS a été arrêtée le 24/04/2000. Dans le document "Le diagnostic communal Etude de l'Environnement : le paysage" , on peut lire :
- "... Pour que cette nouvelle station balnéaire soit accueillante et agréable l'objectif premier de l'architecte Jean BALLADUR fut d'y mettre de la verdure afin de procurer aux vacanciers les sensations d'un havre de paix, d'une oasis. Il y avait très peu d'arbres à l'origine et cela a fait l'objet d'une attention soutenue, lors de l'élaboration de la station car Mr BALLADUR avait comme premier soucis de mettre en relation continuelle le touriste et la nature..."
- "... Globalement il y avait dans cette oasis en 1974 , 2 700 arbres, 30 000 arbustes et de nombreux espaces verts. Cela représente 244 hectares de verdure au total. La Grande Motte est l'une des communes les plus vertes du Languedoc Roussillon. A cela il faut rajouter les 206 hectares de terrains boisés au Grand Travers."
Qu'en reste-il aujourd'hui ?
On aurait pu souhaiter que les préconisations de Jean BALLADUR soient suivies et même améliorées. Malheureusement faisant suite à de précédents abattages, ce lundi 16 septembre 2013 on constate que 2 pins ont été abattus au croisement de l'avenue de Melgueil et de l'avenue de l'Europe.
Nous avons également appris qu'un abattage d'une quinzaine de pins allait avoir lieu avenue Jean BENE et devant le Monument du Souvenir. Cet endroit est particulièrement apprécié pour son ombrage.
Aujourd'hui les bulldozers sont en action pour arracher les haies de Pittosporum plantes très odorantes qui abritent de nombreux insectes, et demandent peu d'arrosage. Plutôt que de s'en débarasser parce qu'elles cachent de nombreuses saletés, il vaudrait mieux procéder à un nettoyage régulier !
Peu à peu les artères de la ville se vident de leur végétation initiale : l'équilibre verdure et béton est rompu.
Les vacanciers tant espérés pour l'économie locale ne fuiront-ils pas bientôt cette station redevenue une ville béton ?
Les habitants et les commercants sont ulcérés d'un tel massacre ! D'autant que celui-ci sera trés coûteux.
Les discours des élus font souvent référence à la protection du patrimoine naturel et la préservation de notre cadre de vie... La réalité est toute autre malheureusement !
à suivre...
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Documents d'urbanisme et TVB ( Trame Verte et Bleue)
-Les documents d'urbanisme (SCot, PLU, etc...) ont comme objectif propre "la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques".
-Il est nécessaire de faire le lien entre le TVB et la lutte contre l'étalement urbain qui figure dans l'engagement n°50 du Grenelle de l'environnement et qui constitue maintenant aussi un des objectifs des documents d'urbanisme (artcile L110, L121-1-2, L123-1-2 du code de l'urbanisme) sans qu'il soit chiffré.
-"La trame verte est un outil d'aménagement du territoire, constitué de grands ensembles naturels et de corridors les reliant ou servant d'espaces tampons, reposant sur une cartographie à l'échelle 1:5000. Elle est complétée par une trame bleue formée des cours d'eau et masses d'eau et des bandes végétalisées généralisées le long de ces cours et masses d'eau. Elles permettent de créer une continuïté territoriale, ce qui constitue une priorité absolue.
-"L état se fixe comme objectif la création, d'ici à 2012, d'une trame verte constituée, sur la base de données scientifiques, des espaces protégés en application du droit de l'environnement et des territoires assurant leur connexion et le fonctionnement global de la biodiversité, et d'une trame bleue, son équivalent pour les eaux de surfaces continentales et leurs écosystèmes associés. Leur élaboration associera l'Etat, les collectivités territoriales et les parties concernées sur une base contractuelle. L'élaboration de la trame bleue s'effectuera en cohérence avec les travaux menés par les commisions locales de l'eau.
-"La trame verte et la trame bleue ont pour objectif d'enrayer la perte de biodiversité en participant à la préservation, à la gestion et à la remise en bon état des milieux nécessaires aux continuïtés écologiques".
-Les continuïtés écologiques sont constituées des "réservoirs de biodiversité", des "corridors écologiques" et des cours d'eaux et canaux.
-La trame verte comprend: "tout ou partie des espaces protégés ainsi que les espaces naturels importants pour la préservation de la biodiversité."
Extrait de France Nature Environnement
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Photos réalisées par Sandrine CROUZET, toute reproduction interdite

Le Ponant un lieu à découvrir
Quelques vues de la partie sud de la presqu'île du Ponant, en face du Boucanet (photos MT PEBRET)
Le Grand Travers
Ces bois sont à conserver en raison de la richesse qu'ils présentent dans le cadre "Natura 2000 Etang de Mauguio" : "protection des Habitats et de l'avifaune". Ce site fait l'objet d'une étude sur les impacts de la fréquentation humaine sur la biodiversité.


