Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?

Commander !

Sols

  • Sentier art et biodiversité (21/02/2024)

  •  

    Pour information, voici le mail adressé par l'AGME à Monsieur le Maire concernant la pollution du sol de la presqu'île du Ponant :

     

    Monsieur le Maire,

    La présentation du sentier art et biodiversité de la presqu'ile du Ponant dans les médias, annonçant sa prochaine inauguration m'a interpelée. Il est vrai que le site bénéficie d'une mise en valeur artistique et naturelle appréciable et méritée, mais incomplète. 
    En effet, vous n'ignorez sans doute pas que cette presqu'ile a servi il y a plus de 20 ans de décharge publique et qu'il a été mis un terme aux dépôts en 2002. Je précise au passage que c'est ce qui a motivé la création de notre association en 2001. Il s'avère qu'aujourd'hui l'évolution de cette ancienne décharge est inquiétante.
    Vous avez peut-être été informé de l'existence du plan national de résorption des décharges littorales présentant des risques de relargage des déchets en mer (voir le communiqué de presse ci-joint).

    En tant qu'association agréée en préfecture au titre de la protection de l'environnement, j'ai fait part de nos observations de terrain au BRGM et au CEREMA en charge d'actualiser l'inventaire des décharges littorales présentant des risques de relargage des déchets en mer afin d'y inscrire celle de la presqu'ile du Ponant.
    Cette action, comme toutes celles que nous engageons, ne vise aucunement à ternir l'image de notre ville, mais se préoccupe seulement de préserver la bonne santé des hommes et de notre environnement.

    Il serait cohérent de mobiliser les moyens prévus par le Plan national de résorption des décharges littorales présentant des risques de relargage des déchets en mer. C'est une opportunité dont vous pourrez vous saisir afin d'améliorer l'état du site de la presqu'ile et d'éviter qu'en cas de phénomène météorologique ou de montée progressive du niveau de l'eau, une pollution ne touche les masses d'eau autour du Ponant. J'espère que vous pourrez évoquer cette question lors de l'inauguration du sentier art et biodiversité de la presqu'ile du Ponant. 

    Veuillez trouver ci-joint le dossier transmis au CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) et au BRGM (Bureau de recherches géologiques et Minières). 

    Avec mes respectueuses salutations.


    Françoise Clerc
    Présidente
    Association Grande Motte Environnement

     

    Lire le document de l'AGME : EN CLIQUANT ICI

     

    Lire le document du CEREMA : EN CLIQUANT ICI

  • --------------------------------------------------------

  • La compensation de la biodiversité

  • La compensation, maigre cache-misère

    Article mis en ligne sur le site du Journal de l'Environnement le 5 septembre 2019 par Romain LOURY

     

    Les mesures compensatoires pour la biodiversité, mises en place dans le cadre des projets d’aménagement, sont très loin de compenser réellement les impacts engendrés, révèle une étude du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) publiée dans la revue Biological Conservation.

     

    Pour les projets d’aménagement les plus importants, tels que des routes de plus de 10 km ou des quartiers d’habitation supérieurs à 4 hectares, le maître d’ouvrage est tenu de produire des études d’impact environnemental, notamment sur la biodiversité.

    Mise en place lors du Grenelle de l’environnement de 2007, puis renforcée par la loi biodiversité d’août 2016, il est même dans l’obligation d’appliquer la séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC). Par le dernier de ces trois termes, il s’agit de parvenir à zéro perte nette de biodiversité, voire à un gain, comme le prévoit la loi d’août 2016.

    Pour cela, le maître d’ouvrage doit identifier des zones, si possible situées à proximité de celle impactée par le projet, sur lequel il s’engage à obtenir un gain de biodiversité, égal ou supérieur aux pertes engendrées sur le site du projet.

    DE MAIGRES GAINS

    Or dans son étude menée sur 25 gros projets d’aménagement menés entre 2012 et 2017 en France (20 en Occitanie, 5 dans les Hauts-de-France), l’équipe de Fanny Guillet, du Centre d’écologie et des sciences de la conservation (MNHN, Paris)[i], révèle que ce processus, bien huilé sur le papier, est, dans les faits, bien mal appliqué.

    Tout d’abord dans le choix de la zone de compensation: dans seulement 20% des cas, il s’agissait de zones qui sont réellement à restaurer, telles que des zones agricoles intensives ou des milieux très dégradés. Pour les 80% restants, il s’agissait d’une compensation a minima sur des zones naturelles ou semi-naturelles, à savoir une simple préservation de forêts, bois et prairies.

    «D’un côté, on passe de 100% à 0% de biodiversité sur la zone du projet; de l’autre, il s’agit de passer, dans ces espaces déjà naturels, de 90% à 100%, en se contentant de réaliser de petites mesures de gestion», explique Fanny Guillet, contactée par le JDLE. Une sacrée entorse au principe du zéro perte nette de biodiversité.

    DE FAIBLES SURFACES DE COMPENSATION

    Par ailleurs, les surfaces choisies pour la compensation sont le plus souvent de taille inférieure à celles du projet. Pour l’ensemble des 25 projets, les premières étaient de 577 hectares, contre 2.451 hectares pour les secondes. Et ces surfaces de compensation sont le plus souvent morcelées entre plusieurs sites, à raison de 3,83 sites en moyenne par projet.

    «Les agents administratifs chargés d’instruire les dossiers déplorent ces situations, mais s’ils n’acceptent pas, ils sont confrontés aux maîtres d’ouvrage. Ils ne sont soutenus ni par les directeurs des Dreal[ii], ni par les ministères, ni par les préfets», estime Fanny Guillet.

    «Malgré tous les discours sur le zéro artificialisation nette, on demeure cantonné à une compensation assez facile», ajoute la chercheuse. Sous couvert de protection de la biodiversité, cette «compensation de papier», qui ne «protège rien du tout», a pour effet pervers de «délégitimer le débat public sur l’intérêt des projets».

     

    [i] En collaboration avec le laboratoire Écologie Systématique Évolution (AgroParisTech, CNRS, Université Paris-Sud)

    [ii] Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.

     

    lien du Journal de l'Environnement : http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-compensation-maigre-cache-misere,99115

  •  
  •  
  • -------------------------------

Hérault : le rythme excessif et dangereux de la bétonisation des sols

 

illustration / © maxppp
illustration / © maxppp

 

publié sur le site FR3 Occitanie Par JM avec AFP

 

 

En 30 ans, le département de l’Hérault s’est bétonisé de façon impressionnante. Les terres cultivées et les espaces naturels ont été remplacés par des infrastructures, des équipements sportifs, des routes ou encore des parkings. On appelle cette transformation des espaces verts et agricoles l’artificialisation.

Dans l’Hérault en 30 ans 17.000 hectares se sont artificialisés, représentant la construction de 52 places de parking par heure. 4.500 hectares ont aussi été "mangés" en 50 ans par des zones d'activités, dont beaucoup ont des taux d'occupation très faibles, allant de 0 à 50%.
Le rythme de l’urbanisation dans l’Hérault est effréné et l’Etat veut le réduire de moitié d’ici à 2020.

Deux enjeux existentiels


L’Hérault, très touché par ce phénomène fait face à deux enjeux : la perte de capacité agricole et la perte de la biodiversité. 

Car depuis 50 ans la population a doublé dans l’Hérault mais la surface urbanisée, elle a triplé. Or qui dit augmentation de la population, dit augmentation des besoins alimentaires. Mais  la disparition des terres agricoles et cultivables entraine la diminution des capacités à subvenir à ses besoins alimentaires.

Des conséquences dramatiques pour le département


Parmi les multiples conséquences négatives de la bétonisation des dernières décennies mises en avant par ses opposants, on y retrouve :

  • l'augmentation des risques d'inondations --dans une région très touchée par ce phénomène--
  • les menaces sur une alimentation de qualité et sur les emplois agricoles,
  • l'érosion du littoral,
  • la pollution engendrée par les déplacements en voiture des lotissements résidentiels aux parcs d'activités et zones commerciales excentrés

lien du site FR3 Occitanie : http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/herault-rythme-excessif-dangereux-betonisation-sols-1192893.html

--------------------

L'expansion urbaine va-t-elle nous donner faim ?

publié sur le site du Journal d el'Environnement le 04 janvier 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg

Croissance démographique oblige, les villes vont consommer de plus en plus de terres agricoles. Une menace pour le secteur agricole, l’environnement, notre approvisionnement en denrées alimentaires et la paix sociale.

 

Quand le bâtiment va, tout va, a-t-on coutume de dire. Et bien non. Car, lorsque la ville s’étend, elle le fait souvent sur les terrains les moins onéreux, c’est-à-dire des terres agricoles. Et l’expansion urbaine de ces prochaines années n’est pas pour nous rassurer.

Christopher Bren d’Amour (université de Berlin) et ses collègues ont voulu en avoir le cœur net. Couplant les projections d’expansion des métropoles aux cartographies de surfaces agricoles nationales, les chercheurs ont évalué l’ampleur de l’urbanisation des terres agricoles entre 2000 et 2030.

UN MILLION D’HECTARES PAR AN

Selon leurs calculs, publiés dans la dernière édition des Pnas, ce sont près de 2% des terres agricoles qui sont appelées à disparaître sous le béton et le bitume avant 2030. Soit une trentaine de millions d’hectares: un peu plus de la superficie des terres agricoles françaises!

L’urbanisation galopante fait figure de grand responsable. Les villes devraient compter 5 milliards d’habitants, en 2030, contre 2,6 milliards au début du siècle. Il faut donc bâtir plus de logements, de bâtiments administratifs et commerciaux et d’infrastructures (routes, réseaux, etc.).

Bien sûr, l’amplitude du phénomène diffère selon les pays. Il sera particulièrement important en Asie et en Afrique. A elle seule, la Chine perdra le quart des terres mondiales concernées. Avec 2 millions d’hectares en sursis, le Nigeria pourrait voir la production de ses champs chuter de 16%.

MENACE SUR L’EGYPTE

Déjà très dépendante des importations pour assurer son approvisionnement en denrées alimentaires, l’Egypte paraît la plus menacée. Certes, le Caire ou Alexandrie ne devraient engloutir ‘que’ 800.000 ha de terres cultivées, mais cette perte devrait réduire d’un tiers la production de céréales et de légumineuses. Une situation explosive pour un pays qui importe déjà 36% des céréales qu’il consomme et où 67 millions de personnes[1] bénéficient d’une carte donnant droit à des tarifs réduits pour les produits alimentaires de base.

Aux impacts environnementaux (perte de biodiversité, perturbation des cycles naturels, pollutions) et alimentaires s’ajoute la crainte du désordre social. Immanquablement, le bétonnage d’un million d’hectares de bonnes terres agricoles (les terres péri-urbaines ont souvent d’excellents rendements) annonce la disparition de millions de petites exploitations. Ces millions de nouveaux migrants iront grossir les bidonvilles et les quartiers défavorisés des villes. Une situation qui ressemble étrangement à celle qui a prévalu en Syrie, au début des années 2010.

 

[1] Sur une population totale de 92 millions d’habitants.

 

lien du site internet du JDE :http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-expansion-urbaine-va-t-elle-nous-donner-faim,77625

 


--------------------------------------------------aider à se familiariser avec les bonnes pratiques de jardinage éco-responsable et économe en eau, le

Agenda

« Mai 2026 »
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Espace membre