La visite est organisée avec Cyndi, la guide du CESTMED, et débute par l' espace de réadaptation des tortues marines en milieu naturel, dans une portion dédiée du canal le long de l'étang du Ponant.

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La visite est organisée avec Cyndi, la guide du CESTMED, et débute par l' espace de réadaptation des tortues marines en milieu naturel, dans une portion dédiée du canal le long de l'étang du Ponant.

L'AGME a organisée pour les adhérents et le public une visite guidée par René et Pascal , bénévoles en partenariat avec l'Office de Tourisme de La Grande Motte.
René apiculteur à Aigues Mortes et Pascal DOMERCQ ancien professeur des écoles sont en charge de 6 ruches au coeur de la presqu'île du Ponant à La Grande Motte, occupées par des abeilles douces Carnica, une espèce slovène, et nous découvrons l'intérieur à l'abri d'un tunnel d'observation.
Chaque ruche compte environ 40 000 abeilles,selon la quantité de nourriture disponible, maintenue en permanence à une température de 37°C et autonome.
Pour se reproduire les abeilles se divisent, une reine part avec une partie de la colonie au printemps, et les 2 colonies devenues plus faibles vont peu à peu se reconstituer.
Actuellement l'aide de l'homme est nécessaire, des dizaines d'espèces disparaissent chaque jour, le nombre de fleurs diminue et l'abeille est le principal pollinisateur.
Nous lui offrons le gite, et l'abeille nous offre le couvert!
L'apiculteur place des cadres recouverts d'une feuille de cire dans la ruche. Les abeilles viennent y rajouter leur cire et fabriquent des alvéoles permettant le stockage de nourriture et la ponte d'1 oeuf/alvéole. 2000 oeufs sont pondus chaque jour.
La reine produit une sphère : le COUVAIN , après la ponte, les ouvrières ferment les alvéoles et chaque larve va se développer à l'intérieur.
Les oeufs non fécondés donnent naissance aux faux- bourdons.
L'abeille vit de 28 à 180 jours, et accomplit une suite de tâches bien définies: d'abord le nettoyage, puis la fabrication de cire,le nourrissage des larves, la défense de l'entrée de la ruche et enfin elle part butiner.
Actuellement on constate une baisse de la durée de vie, plusieurs facteurs sont en cause :
- les pesticides qui entre autres désorientent les abeilles
- le réchauffement climatique (moins d'eau, de fleurs, de nectar donc de miel°
- les parasites, comme le Voroa, acarien venu d'Asie qui se nourrit de la larve de l'abeille,on ne peut lutter contre lui par traitement qu'après la production de miel
- les prédateurs, dont le principal est le frelon asiatique: nous assistons à l'attaque permanente de plusieurs frelons à l'entrée des ruches, qui enlèvent et tuent les abeilles sans que l'apiculteur puisse vraiment agir, car il faudrait rester sur le site 24H/24. les pièges en attrapent un trop petit nombre.
Les abeilles choisissent la reine et la nourrissent davantage avec de la gelée royale, c'est sa seule différence avec les autres, on la reconnait par son abdomen plus long.
Elle représente l'avenir de la ruche, elle va rencontrer les faux-bourdons qui, à la fin de l'été seront mis dehors car devenus inutiles !
Une seule fécondation assurera la ponte durant toute sa vie.
Si la reine meurt sans avoir pondu, la ruche sera "orpheline" et les abeilles mourront, sauf si l'apiculteur achète une reine de substitution déjà fécondée qu'il placera dans la ruche.
Son travail permet de maintenir la biodiversité en augmentant la pollinisation.
La ruche comprend 3 niveaux:
- en bas le miel qui nourrit la colonie
- au milieu les grands cadres (reproduction)
- en haut de petits cadres qui se remplissent de miel que l'on va prélever: environ 15 à 20kg/an/ruche
Les bonnes années 2 récoltes sont possibles, pas cette année, avec la sécheresse il y a eu moins de fleurs.
Certains apiculteurs assurent une transhumance des ruches pour leur fournir plus de ourriture, il faut aller au-delà de 5km ,pour que le "GPS" de l'abeille se réactualise au lieu de la ramener vers la ruche d'origine.
Quand le miel a la bonne concentration de sucre, les abeilles ferment les alvéoles avec de la cire (utilisée pour les cosmétiques...) l'apiculteur fait sauter les bouchons avec un couteau puis vide les alvéoles dans une centrifugeuse et récolte le miel, plus ou moins liquide selon le pourcentage de fructose et glucose.
La ruche produit aussi le pollen,la gelée royale,le propolis (antiseptique naturel) utilisé par l'abeille à l'entrée de la ruche pour se désinfecter!
Lorsqu'au printemps une reine amène une partie de la ruche essaimée, les abeilles ne sont pas dangereuses.
Il faut prévenir la mairie, un apiculteur viendra récupérer l'essaim, qui est spécifique à l'abeille, les guêpes et frelons construisent des nids.
C'était une visite trés intéressante, qui pourra être reproposée.
RECETTE DU PIEGE A FRELONS ASIATIQUES:
Utiliser une bouteille en plastique coupée en 2 morceaux, le goulot 1/3 est scotché à l'envers sur le reste de la bouteille 2/3,
- contenant l'appât:1/3 sirop + 1/3 bière + 1/3 vin blanc qui repousse les abeilles,
- percer des trous de 8mm en haut pour piéger les frelons en laissant partir les autres insectes.
Merci à SN pour son Compte rendu
Vous retrouverez prochainement toutes les photos de cette sortie.
Article mis en ligne sur le site du Journal de l'Environnement le 5 septembre 2019 par Romain LOURY
Les mesures compensatoires pour la biodiversité, mises en place dans le cadre des projets d’aménagement, sont très loin de compenser réellement les impacts engendrés, révèle une étude du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) publiée dans la revue Biological Conservation.
Pour les projets d’aménagement les plus importants, tels que des routes de plus de 10 km ou des quartiers d’habitation supérieurs à 4 hectares, le maître d’ouvrage est tenu de produire des études d’impact environnemental, notamment sur la biodiversité.
Mise en place lors du Grenelle de l’environnement de 2007, puis renforcée par la loi biodiversité d’août 2016, il est même dans l’obligation d’appliquer la séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC). Par le dernier de ces trois termes, il s’agit de parvenir à zéro perte nette de biodiversité, voire à un gain, comme le prévoit la loi d’août 2016.
Pour cela, le maître d’ouvrage doit identifier des zones, si possible situées à proximité de celle impactée par le projet, sur lequel il s’engage à obtenir un gain de biodiversité, égal ou supérieur aux pertes engendrées sur le site du projet.
DE MAIGRES GAINS
Or dans son étude menée sur 25 gros projets d’aménagement menés entre 2012 et 2017 en France (20 en Occitanie, 5 dans les Hauts-de-France), l’équipe de Fanny Guillet, du Centre d’écologie et des sciences de la conservation (MNHN, Paris)[i], révèle que ce processus, bien huilé sur le papier, est, dans les faits, bien mal appliqué.
Tout d’abord dans le choix de la zone de compensation: dans seulement 20% des cas, il s’agissait de zones qui sont réellement à restaurer, telles que des zones agricoles intensives ou des milieux très dégradés. Pour les 80% restants, il s’agissait d’une compensation a minima sur des zones naturelles ou semi-naturelles, à savoir une simple préservation de forêts, bois et prairies.
«D’un côté, on passe de 100% à 0% de biodiversité sur la zone du projet; de l’autre, il s’agit de passer, dans ces espaces déjà naturels, de 90% à 100%, en se contentant de réaliser de petites mesures de gestion», explique Fanny Guillet, contactée par le JDLE. Une sacrée entorse au principe du zéro perte nette de biodiversité.
DE FAIBLES SURFACES DE COMPENSATION
Par ailleurs, les surfaces choisies pour la compensation sont le plus souvent de taille inférieure à celles du projet. Pour l’ensemble des 25 projets, les premières étaient de 577 hectares, contre 2.451 hectares pour les secondes. Et ces surfaces de compensation sont le plus souvent morcelées entre plusieurs sites, à raison de 3,83 sites en moyenne par projet.
«Les agents administratifs chargés d’instruire les dossiers déplorent ces situations, mais s’ils n’acceptent pas, ils sont confrontés aux maîtres d’ouvrage. Ils ne sont soutenus ni par les directeurs des Dreal[ii], ni par les ministères, ni par les préfets», estime Fanny Guillet.
«Malgré tous les discours sur le zéro artificialisation nette, on demeure cantonné à une compensation assez facile», ajoute la chercheuse. Sous couvert de protection de la biodiversité, cette «compensation de papier», qui ne «protège rien du tout», a pour effet pervers de «délégitimer le débat public sur l’intérêt des projets».
[i] En collaboration avec le laboratoire Écologie Systématique Évolution (AgroParisTech, CNRS, Université Paris-Sud)
[ii] Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
lien du Journal de l'Environnement : http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-compensation-maigre-cache-misere,99115
Vous découvrirez le domaine de l’Oulivie, Mas de Fourques à Combaillaux (au nord-ouest de Montpellier). C’est un domaine familial où l’on cultive l’olivier (en agriculture biologique), symbole de la vie méditerranéenne et on produit l’huile d’olives de façon traditionnelle.

Photo ci-dessus : meule en granit du XVIII siècle, encore en action
Ø Ensuite, nous vous proposons une pause déjeuner à La bonne auberge de la Crouzette, 140 route des combes à Combaillaux.
Les plats que vous dégusterez sont composés chaque jour par le chef, en fonction de la saison, de la beauté et de la fraîcheur des produits.
Détails de la journée dans la rubrique évènements : en cliquant ici
Nos partenaires : asso-web