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Visite du centre de soins de tortues marines à La Grande Motte

La visite est organisée avec Cyndi, la guide du CESTMED, et débute par l' espace de réadaptation des tortues marines en milieu naturel, dans une portion dédiée du canal le long de l'étang du Ponant.

 

C'est une phase intermédiaire entre le centre de soins et le lâcher en mer, qui leur permet de se remuscler et aux soignants de juger si leur état est approprié pour le grand départ. Celui-ci se fait à 3000 miles des côtes pour éviter les filets de pêche et les hélices de bateaux autant que possible.
 
Une seule tortue "Lucie" est présente, d'une bonne taille, 29 kg, elle va rester durant plus d'une heure à nager le long du grillage côté mer, et nous permettre de l'observer de très  près depuis le ponton flottant.
 
Toutes les 20/30 minutes elle vient respirer en surface, sensible aux vibrations et à nos mouvements, il faut donc rester calme pour ne pas l' effaroucher. 
Lucie, souffrant d'un œdème, a été ramenée par des pêcheurs du Grau du Roi. La rencontre avec les bateaux, filets, hélices...est la première cause de blessures et mortalité des tortues, mais il y a une bonne coopération entre les pêcheurs et le centre de soins qui permet de les récupérer.
 
Après cette période de transition, Lucie devrait être relâchée d'ici 3 semaines pour rejoindre des eaux plus chaudes avant l'hiver. 
L' eau saumâtre entre le Vidourle et la mer est bien adaptée aux tortues Caouannes, elles se nourrissent d' algues, crustacés...des recherches ont établi un échange de sons entre les tortues, 14 sons différents ont été identifiés chez la tortue verte.
 
Ces dernières années, quelques pontes ont été constatées sur les plages françaises de Méditerranée, vers Vias et à Villeneuve les Maguelone pour les plus proches. Ces lieux  sont protégés pour permettre l'éclosion des tortillons entre juin et septembre  et leur marche jusqu'à la mer. L'intervention humaine pour les amener à la mer est proscrite car cette marche est nécessaire pour faire tomber le cordon ombilical et laisser leur carapace devenir plus rigide avant l'arrivée dans l'eau, qui se fait surtout la nuit.
 
105 nids ont été observés en Sicile, 700 en Espagne, plus la tortue est âgée plus elle pond et tout au long de sa vie, 1/1000 atteindra l'âge adulte et reviendra pondre sur son lieu de naissance.
Si la température augmente trop il peut y avoir nécessité de prélever les oeufs pour les mettre en couveuse. En effet, à une température supérieure à 29°C il n' y aura que des femelles, inversement si la  température est inférieure,  il n' y aura que des mâles. Si la température intermédiaire du nid est à 29°C il y aura les deux.
 
La visite se poursuit au nouveau centre de soins des tortues marines " La Caretta " à l'entrée du golf de la Grande Motte, le bâtiment a été agrandi, une partie est occupée par un espace pédagogique, l'autre par l'espace soins, avec les bassins d'accueil des tortues. Celles-ci sont des indicateurs de pollution, l'étude de leurs excréments permet de mesurer la quantité de polluants (plastiques..)  qu'elles ingèrent et de mesurer l'évolution de la pollution marine.
 
Un problème d'eau ferrugineuse dans le sol de la Grande Motte ne permet pas d'utiliser celle-ci pour remplir les bassins. À ce stade, le centre est en attente d'un forage plus profond pour trouver l' eau saumâtre adéquate aux tortues, dans le cas contraire le centre de soins ne pourra pas ouvrir.
 
Cette visite guidée a été très enrichissante, d'autant que Lucie a été présente avec nous pendant de longs moments, lors de notre présence sur le canal.
 
Lien du centre de soins " La Caretta " de La Grande Motte : https://www.cestmed.org/visite-du-centre-de-soins
 
tortue caouanne Lucie AGME
Photo AGME : Lucie tortue Caouanne


Visite du Rucher du Ponant le 14 septembre

 L'AGME a organisée pour les adhérents et le public  une visite guidée par René et Pascal , bénévoles en partenariat avec l'Office de Tourisme de La Grande Motte.

 

René  apiculteur à Aigues Mortes et Pascal DOMERCQ ancien professeur des écoles sont en charge de 6 ruches au coeur de la presqu'île du Ponant à La Grande Motte, occupées par des abeilles douces Carnica, une espèce slovène, et nous découvrons l'intérieur à l'abri d'un tunnel d'observation.

 

Chaque ruche compte environ 40 000 abeilles,selon la quantité de nourriture disponible, maintenue en permanence à une température de 37°C et autonome.

Pour se reproduire les abeilles se divisent, une reine part avec une partie de la colonie au printemps, et les 2 colonies devenues plus faibles vont peu à peu se reconstituer.

Actuellement l'aide de l'homme est nécessaire, des dizaines d'espèces disparaissent chaque jour, le nombre de fleurs diminue et l'abeille est le principal pollinisateur.

Nous lui offrons le gite, et l'abeille nous offre le couvert!

 

L'apiculteur place des cadres recouverts d'une feuille de cire dans la ruche. Les abeilles viennent y rajouter leur cire et fabriquent des alvéoles permettant le stockage de nourriture et la ponte d'1 oeuf/alvéole. 2000 oeufs sont pondus chaque jour.

La reine produit une sphère : le COUVAIN , après la ponte, les ouvrières ferment les alvéoles et chaque larve va se développer à l'intérieur.

Les oeufs non fécondés donnent naissance aux faux- bourdons.

 

L'abeille vit de 28 à 180 jours, et accomplit une suite de tâches bien définies: d'abord le nettoyage, puis la fabrication de cire,le nourrissage des larves, la défense de l'entrée de la ruche et enfin elle part butiner.

Actuellement on constate une baisse de la durée de vie, plusieurs facteurs sont en cause :

- les pesticides qui entre autres désorientent les abeilles

- le réchauffement climatique (moins d'eau, de fleurs, de nectar donc de miel°

- les parasites, comme le Voroa, acarien venu d'Asie qui se nourrit de la larve de l'abeille,on ne peut lutter contre lui par traitement qu'après la production de miel

- les prédateurs, dont le principal est le frelon asiatique: nous assistons à l'attaque permanente de plusieurs frelons à l'entrée des ruches, qui enlèvent et tuent les abeilles  sans que l'apiculteur puisse vraiment agir, car il faudrait rester sur le site 24H/24. les pièges en attrapent un trop petit nombre.

 

Les abeilles choisissent la reine et la nourrissent davantage avec de la gelée royale, c'est sa seule différence avec les autres, on la reconnait par son abdomen plus long.

Elle représente l'avenir de la ruche, elle va rencontrer les faux-bourdons qui, à la fin de l'été seront mis dehors car devenus inutiles !

Une seule fécondation assurera la ponte durant toute sa vie.

Si la reine meurt sans avoir pondu, la ruche sera "orpheline" et les abeilles mourront, sauf si l'apiculteur achète une reine de substitution déjà fécondée qu'il placera dans la ruche.

Son travail permet de maintenir la biodiversité en augmentant la pollinisation.

 

La ruche comprend 3 niveaux:

- en bas le miel qui nourrit la colonie

- au milieu les grands cadres (reproduction)

- en haut de petits cadres qui se remplissent de miel que l'on va prélever: environ 15 à 20kg/an/ruche

 Les bonnes années 2 récoltes sont possibles, pas cette année, avec la sécheresse il y a eu moins de fleurs.

 Certains apiculteurs assurent une transhumance des ruches pour leur fournir plus de ourriture, il faut aller au-delà de 5km ,pour que le "GPS" de l'abeille  se réactualise au lieu de la ramener vers la ruche d'origine.

Quand le miel a la bonne concentration de sucre, les abeilles ferment les alvéoles avec de la cire (utilisée pour les cosmétiques...) l'apiculteur fait sauter les bouchons avec un couteau puis vide les alvéoles dans une centrifugeuse et récolte le miel, plus ou moins liquide selon le pourcentage de fructose et glucose.

 

La ruche produit aussi le pollen,la gelée royale,le propolis (antiseptique naturel) utilisé par l'abeille à l'entrée de la ruche pour se désinfecter!

 

Lorsqu'au printemps une reine amène une partie de la ruche essaimée, les abeilles ne sont pas dangereuses.

Il faut prévenir la mairie, un apiculteur viendra récupérer l'essaim, qui est spécifique à l'abeille, les guêpes et frelons construisent des nids.

 

C'était une visite trés intéressante, qui pourra être reproposée.

 

enlightenedRECETTE DU PIEGE A FRELONS ASIATIQUES: 

Utiliser une bouteille en plastique coupée en 2 morceaux, le goulot 1/3 est scotché à l'envers sur le reste de la bouteille 2/3,

 - contenant l'appât:1/3 sirop + 1/3 bière + 1/3 vin blanc qui repousse les abeilles,

  - percer des trous de 8mm en haut pour piéger les frelons en laissant partir les autres insectes.

 

smiley Merci à SN pour son Compte rendu 

 

 wink Vous retrouverez prochainement toutes les photos de cette sortie.



La compensation de la biodiversité ne marche pas

La compensation, maigre cache-misère

Article mis en ligne sur le site du Journal de l'Environnement le 5 septembre 2019 par Romain LOURY

 

Les mesures compensatoires pour la biodiversité, mises en place dans le cadre des projets d’aménagement, sont très loin de compenser réellement les impacts engendrés, révèle une étude du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) publiée dans la revue Biological Conservation.

 

Pour les projets d’aménagement les plus importants, tels que des routes de plus de 10 km ou des quartiers d’habitation supérieurs à 4 hectares, le maître d’ouvrage est tenu de produire des études d’impact environnemental, notamment sur la biodiversité.

Mise en place lors du Grenelle de l’environnement de 2007, puis renforcée par la loi biodiversité d’août 2016, il est même dans l’obligation d’appliquer la séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC). Par le dernier de ces trois termes, il s’agit de parvenir à zéro perte nette de biodiversité, voire à un gain, comme le prévoit la loi d’août 2016.

Pour cela, le maître d’ouvrage doit identifier des zones, si possible situées à proximité de celle impactée par le projet, sur lequel il s’engage à obtenir un gain de biodiversité, égal ou supérieur aux pertes engendrées sur le site du projet.

DE MAIGRES GAINS

Or dans son étude menée sur 25 gros projets d’aménagement menés entre 2012 et 2017 en France (20 en Occitanie, 5 dans les Hauts-de-France), l’équipe de Fanny Guillet, du Centre d’écologie et des sciences de la conservation (MNHN, Paris)[i], révèle que ce processus, bien huilé sur le papier, est, dans les faits, bien mal appliqué.

Tout d’abord dans le choix de la zone de compensation: dans seulement 20% des cas, il s’agissait de zones qui sont réellement à restaurer, telles que des zones agricoles intensives ou des milieux très dégradés. Pour les 80% restants, il s’agissait d’une compensation a minima sur des zones naturelles ou semi-naturelles, à savoir une simple préservation de forêts, bois et prairies.

«D’un côté, on passe de 100% à 0% de biodiversité sur la zone du projet; de l’autre, il s’agit de passer, dans ces espaces déjà naturels, de 90% à 100%, en se contentant de réaliser de petites mesures de gestion», explique Fanny Guillet, contactée par le JDLE. Une sacrée entorse au principe du zéro perte nette de biodiversité.

DE FAIBLES SURFACES DE COMPENSATION

Par ailleurs, les surfaces choisies pour la compensation sont le plus souvent de taille inférieure à celles du projet. Pour l’ensemble des 25 projets, les premières étaient de 577 hectares, contre 2.451 hectares pour les secondes. Et ces surfaces de compensation sont le plus souvent morcelées entre plusieurs sites, à raison de 3,83 sites en moyenne par projet.

«Les agents administratifs chargés d’instruire les dossiers déplorent ces situations, mais s’ils n’acceptent pas, ils sont confrontés aux maîtres d’ouvrage. Ils ne sont soutenus ni par les directeurs des Dreal[ii], ni par les ministères, ni par les préfets», estime Fanny Guillet.

«Malgré tous les discours sur le zéro artificialisation nette, on demeure cantonné à une compensation assez facile», ajoute la chercheuse. Sous couvert de protection de la biodiversité, cette «compensation de papier», qui ne «protège rien du tout», a pour effet pervers de «délégitimer le débat public sur l’intérêt des projets».

 

[i] En collaboration avec le laboratoire Écologie Systématique Évolution (AgroParisTech, CNRS, Université Paris-Sud)

[ii] Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.

 

lien du Journal de l'Environnement : http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-compensation-maigre-cache-misere,99115

 



SORTIE EXCEPTIONNELLE

Visite guidée du domaine L'Oulivie le 4 décembre

 

Pour clôturer cette fin d’année, nous avons le plaisir de  convier nos achérents à une sortie exceptionnelle, guidée par les maîtres des lieux :         

      

Vous découvrirez le domaine de l’Oulivie, Mas de Fourques à Combaillaux (au nord-ouest de Montpellier). C’est un domaine familial où l’on cultive l’olivier (en agriculture biologique), symbole de la vie méditerranéenne et on produit l’huile d’olives de façon traditionnelle.

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Photo ci-dessus : meule en granit du XVIII siècle, encore en action

 

Ø Ensuite, nous vous proposons une pause déjeuner à La bonne auberge de la Crouzette, 140 route des combes à Combaillaux.

Les plats que vous dégusterez sont composés chaque jour par le chef, en fonction de la saison, de la beauté et de la fraîcheur des produits.

 

Détails de la journée dans la rubrique évènements :  en cliquant ici



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